Alpbarock : Ancienne mélodies du répertoire populaire suisse, musique folklorique, musique populaire, par Nando Bruegger, Gyslaine Waelchli, Odile Edouard, Nikita Pfister, Henri-Charles Caget et Yves Rechsteiner

**** du Monde de la Musique

l'orgue d'époque joué ici par Yves Rechsteiner ravit l'oreille de ses sonorités bucoliques, on pourrait dire montagnardes. Les jeux virtuoses des percussions étranges, joyeuses, associées à la puissance cristalline du hackbrett, ajoutent encore à la puissance printanière de l'ensemble.

Histoire

Ce projet est né de plusieurs envies personnelles : quitter un instant le champ de la musique savante pour se réapproprier des mélodies simples d’essence populaires et plonger dans les racines culturelles d’un pays, la Suisse, que j’ai quitté depuis plusieurs année.
La Suisse possède une longue tradition musicale et un grand amour des instruments.
Certains instruments comme le tympanon (hackbrett en dialecte suisse), ont traversé les siècles depuis le Moyen-Age, et sont encore construits et joués aujourd’hui, en Appenzell. Mon grand-père lui-même en fit un, aidé de quelques conseils avisés.
Les paysans du Toggenburg et de l’Appenzell ont découvert l’orgue à tuyau au milieu du XVIIIème siècle, et en ont fabriqué eux-mêmes par passion pendant un siècle. Il en reste plus d’une centaine aujourd’hui, dans les musées ou les fermes de certains particuliers.
Ce sens des instruments de musique s’étend aussi aux percussions primitives que l’on emploie encore comme les cuillères de bois, les planches à linge, la guimbarde ou tout autre ustensile que l’on avait sous la main.
Cette musique instrumentale servait aussi à soutenir le chant.
L’un des chants les plus anciens qui ait traversé les siècles est sans doute le « Guggisberger Lied », qui raconte l’amour malheureux entre deux amants vivants sur deux versants d’une même montagne.
Le « Roth Schwyzer » évoque le départ d’une fille de sa famille, partie suivre un soldat de passage…
Mais le genre le plus ancien et le plus répandu dans les pays germanophones est le « Totentanz », la danse des morts, illustrée par beaucoup d’artistes, dont Dürrer.
La mort personnifiée appelle à elle tour à tour les plus puissants, du pape aux princes, jusqu’aux plus humbles, artisans et paysans.
Le programme offre donc des arrangements de mélodies anciennes parvenues jusqu’à nous, certaines de tradition orales, d’autres notées très tôt par des voyageurs étrangers de passage en Suisse, ou encore notées dans des livres de musique pour sa propre pratique .

Vous pouvez télécharger la notice complète du groupe et du programme en cliquant sur les liens ci-dessous.

Les musiciens

Le groupe constitué pour ce projet est constitué de six musiciens d’horizons et de cultures diverses.

Yves RECHSTEINER, orgue.

Il enseigne l’accompagnement à l’orgue et au clavecin au Conservatoire Supérieur de Lyon, dont il dirige le département musique ancienne. Lauréat de plusieurs concours internationaux , il poursuit une carrière musicale consacrée à explorer tous les horizons musicaux des claviers anciens (clavecin-pédalier pour J.S.Bach, orgue romantique pour F.Liszt, clavicorde et piano à tangentes pour C.P.E Bach et à développer des projets originaux .

Odile EDOUARD, violon.

Actuellement professeur de violon baroque au Conservatoire national Supérieur de Lyon. Sa sensibilité artistique l’a mené depuis longtemps à explorer des chemins de traverses, où musique classique et musiques traditionnelles se mêlent. Elle fait partie de l’ensemble « les Witches », qui est connu pour ses improvisations sur des textes de Shakespeare.

Michel Nikita PFISTER, hackbrett (tympanon)

Passionné de musique traditionnelle, il est membre de plusieurs groupes (Montferrine, Tamatakia) dans lesquels il joue du hackbrett (tympanon traditionnel alpin) ou de l’accordéon. Il est à l’origine de la Fondation pour les musiques traditionnelles romandes, qui s’intéresse à l’héritage musical de la Suisse francophone.

Henri-Charles CAGET, percussions.

Professeur assistant au Conservatoire Supérieur de Lyon, il fait partie de plusieurs ensembles de musique médiévale, baroque ou contemporaine. Il assure la direction artistique des Percussions Claviers de Lyon et fait partie du GRAME (Centre National de création Musicale). Son travail s’articule autour de la batterie, les musiques électro-acoustiques, le théâtre musical en mettant en avant la création spontanée par la découverte du geste et du son.

Gyslaine WAELCHLI, soprano

Après des études de chant chez E.Tappy au Conservatoire de Genève, elle intègre plusieurs ensembles, collaborant avec M.Corboz, P.Herreweghe, G.Garrido, M.Minkowski.
Son expérience musicale et scénique s’étend de la musique baroque à la musique contemporaine. On a pu l’entendre dans de nombreux festivals comme la Chaise-Dieu, aux Folles Journées de Nantes…

Nando BRUGGER, baryton

Fils d’organiste, il a déjà tôt l’occasion de chanter des parties de solo à l’église.
De 1996 à 2003 il étudie le chant à la Musikhochschule Basel chez Verena Schweizer, où il a obtenu le diplôme d’enseignement et de virtuosité. Son répertoire de concert s’étend de la musique baroque à la musique du Xxème siècle.

Association

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contact : alpbarock@yves-rechsteiner.com